JEUDI 25 MAI 2017   |   www.arlette-grosskost.com

Commémoration du 8 mai 1945 à Morschwiller-Le-Bas

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Chers amis, 

Veuillez retrouver ci-dessous mon discours à la commémoration du 8 mai 1945 à Morschwiller-Le-Bas.

Bien à vous,

Arlette GROSSKOST

 

Discours - Commémoration du 8 mai 1945

Morschwiller-Le-Bas

 

Madame le Maire,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs, Chers concitoyens,

 72 ans après, nous commémorons une nouvelle fois le 8 mai 1945, journée qui marqua la fin d’une période des plus mortifères.

 D’aucuns pourraient se dire, encore ! Ou est-ce bien nécessaire ?

 La réponse est dans la question, votre présence est aussi une réponse.

 Oui, bien-sûr, nous nous devons d’honorer encore et toujours ces jeunes soldats qui venaient de tous les horizons pour combattre un ennemi qui entendait enchaîner le monde et imposer son idéologie.

 Rendons un hommage appuyé à ces hommes et à ces femmes qui sont entrés dans la clandestinité pour refuser, souvent au prix de leur vie, la soumission, l’asservissement de l’être humain et la souffrance de la Mère Patrie.

 A ce titre, vous me permettrez une pensée émue pour mon père, résistant et déporté dans un camp de concentration pour avoir refusé le joug nazi ; sa jeunesse a été soufflée à tout jamais par l’indicible. Trop de ses compagnons ne sont jamais revenus.

 Un hommage encore, à toutes ces victimes civiles, parents et enfants, disparues à jamais,  certains du fait de leur religion, de leur « race » ou tout simplement de leur différence, d’autres encore broyés par les ravages de la guerre. Leur souvenir est un impératif !

 Cette guerre a laissé un bilan sans équivalent dans l’Histoire de l’Humanité.

 Plus de 50 millions de destins brisés !

 En Alsace, plus que dans d’autres régions, il reste des cicatrices très vives dues à des douleurs et à des expériences contrastées, parfois même opposées.

 L’Alsace et la Moselle ont payé un lourd tribut du fait de l’Annexion au Reich. 23 000 alsaciens sont morts, trop souvent sous un uniforme qui leur avait été imposé. Il en fut ainsi du frère de ma mère, fauché par la mitraille sur le Front de l’Est alors qu’il n’avait que 19 ans. Ô combien de familles ont partagé ces mêmes douleurs !

 Durant trop longtemps les Malgré-nous ont été confrontés à l’incompréhension de leurs contemporains. Et pourtant, ils n’étaient pas des traîtres à la Nation, mais bel et bien des victimes d’un système fasciste et autoritaire qui prenait leur famille en otage.

 Ceux qui sont revenus, hantés à tout jamais, se sont réfugiés dans le silence et n’ont pas transmis cette mémoire aux nouvelles générations. A nous aujourd’hui de raconter et d’expliquer, c’est là aussi le but de cette cérémonie.

 N’oublions jamais ces heures sombres de l’Histoire, de notre histoire.

 L’Alsace parce qu’elle connaît la valeur du sacrifice, sait la valeur de la paix.

 Soyons vigilants, parfois, le passé entre en résonnance avec le présent. La mémoire n’accumule pas seulement les souvenirs, elle peut aussi reconstruire le passé en fonction des informations du présent, et c’est pourquoi la flamme du souvenir ne doit jamais s’éteindre.

 Cette flamme nous rappelle aussi que la démocratie est un bien précieux et qu’il nous appartient de la défendre contre toutes les idéologies de l’extrême.

 Nous le devons à tous les sacrifiés sur l’autel de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité !

 Je vous remercie.   


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