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Une année nouvelle se prête toujours aux interrogations, aux doutes, mais aussi - et fort heureusement - permet de donner un sens à ce qui s’annonce. Les douze derniers mois ont vu s’enchaîner d’innombrables bouleversements à travers le monde. Nous avons assisté en direct à des aspirations profondément démocratiques dont l’expression a donné et donne encore lieu à bien des exactions de la part de gouvernants despotiques. L’Europe a traversé de sombres heures, enlisée dans une crise très sérieuse et certainement la plus complexe de son histoire, qui a mis en exergue les limites de sa capacité économique et politique. Une Europe trop endettée, Il y a eu aussi le drame de Fukushima avec comme toile de fonds une réalité criante : celle de l’impossibilité pour les hommes de tout maîtriser face à dame Nature qui n’en a cure ! Tous ces évènements sont d’autant plus prégnants qu’il est donné au citoyen d’assister à l’actualité en direct. Nous vivons aujourd’hui dans un monde totalement interconnecté dont les informations sont accélérées du fait des réseaux sociaux. Force est de constater que le chapitre n’est pas clos ! L’incendie n’est pas éteint et le feu couve encore. Interrogeons nous sur l’avenir de la société que nous estimons souhaitable et réalisable, c'est-à-dire une société ouverte sur un modèle nouveau du vivre ensemble, avec un nouveau contrat social alliant rigueur, effort et justice sociale. Rappelons nous de la phrase de John Kennedy en 1962 après son élection : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. » La crise peut-être le choc salutaire qui va nous aider à sortir du confort dans lequel nous avons tendance à nous assoupir. Quelles que soient les difficultés rencontrées, des pays, des territoires, des individus entreprennent avec audace, avec courage, avec une volonté sans faille car ils ignorent la frilosité. Il a toujours existé, il existera toujours des démarches novatrices et volontaristes pour être et rester libre, pour restaurer la confiance dans une humanité en progrès, pour porter l’exigence des individus qui sont des êtres en devenir dont les capacités cachées se révèlent dans l’adversité. Mais il existe aussi le danger de l’obscurantisme, qui se nourrit de situations complexes, et qui par là même cherche à manipuler le genre humain à des fins destructrices, en agitant le chiffon de la politique du pire. Agissons pour mettre fin à cette société de défiance qui engendre la peur et le sentiment d’impuissance. Refusons le repli sur nous-mêmes, pour ouvrir la voie à une société fondée sur la confiance en soi, la confiance mutuelle. Exigeons une société éthique où la morale retrouvera pleinement ses droits et qui ne sera plus prisonnière de la dictature de l’instant, ni du matérialisme. Une société où l’individu saura de nouveau imprimer de l'humililté et de l’empathie envers les plus démunis. - Les français doivent croire en leur destin. - La France a des ressources et des talents. - La France est riche de sa jeunesse, cette génération nouvelle qu’il nous appartient de considérer à sa juste valeur. Cette jeunesse doit comprendre que, malgré les pesanteurs d’un monde tourmenté, elle aura la capacité de faire face et de se tourner vers l’avenir si elle refuse la complaisance et la facilité. Nos vies sont un mélange inévitable d’agréables et de douloureux : acceptons-en l’augure pour mieux savourer tous les moments qui restent à venir. Avant de conclure, permettez-moi de vous associer à une pensée émue et une profonde reconnaissance pour nos 78 soldats morts pour la France sur les théâtres d’opérations extérieures A vous toutes et tous, je vous souhaite mes meilleurs vœux pour 2012. 'Oser; le progrès est à ce prix...Tenter, braver, persister, s'être fidèle à soi même, prendre corps à corps le destin.' Victor HUGO
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